1ère édition du Festival Siri’urԑ Finnu : pari gagné pour la Synergie Nabuwo

2 Mai 2023 | Culture et cinéma

Cette première édition, placée sous le thème « Parenté à plaisanterie, facteur de paix et de cohésion sociale », se voulait une contribution de la communauté Bô du Mali à travers la Synergie Nabuwo du Mali, pour la restauration de la paix et de la cohésion sociale au MaliTenue du 28 au 30 avril 2023, au palais de la culture Amadou Hampâté Bah, la cérémonie d’ouverture était présidée par Amadou Salif Guindo, conseiller technique au ministère de la culture.

Le festival Siri’urè Finnu est une initiative de l’association Synergie Nabuwo du Mali qui se veut aussi un cadre annuel d’expression artistique et de valorisation du patrimoine culturel Bô. Le président d’honneur est l’ancien ministre Adama Koné et le parrain Dr. Kalifa Dembélé ; Mme Cissé Assoumao Barry en est la marraine. Les communautés invitées d’honneur qui partagent le même terroir avec la communauté Bô du Mali au Burkina-Faso sont les Peulh, les Dogon, les Mamala (Mianka) et les Dafings (Maraka).

C’est le représentant du maire de la commune 5 du district de Bamako qui a souhaité la bienvenue à tous suivi du délégué des maires du Buwatun, Rémy Coulibaly, qui a mis un accent sur le thème de la plaisanterie, gage de stabilité sociale. Le président de l’association Tapital Pulaarku Abou Sow avait mandaté son frère Boubacar Cissé qui n’a pas manqué de jouer pleinement son rôle.

Il sera suivi par les communautés dogons et mamala toutes convaincues du bien-fondé de la rencontre culture en ces heures sombres de la vie de la nation malienne. Des prestations culturelles du Buwatun ont accompagné les discours des officiels tout au long de la cérémonie d’ouverture. 

La marraine Mme Cissé Assoumao Barry a réitéré sa disponibilité à toujours répondre à la sollicitation de ses frères et cousins dont les liens de mariage ont d’ailleurs renforcé la cohésion sociale depuis des temps immémoriaux. Elle sera confortée dans sa position par le représentant du parrain et du président du mouvement Malien tout court, Ibrahima Diawara.

Pour le conseiller technique représentant le ministre de la Culture, le choix du thème de cette édition, à savoir, « Parenté à plaisanterie, facteur de paix et de cohésion sociale », n’est pas un choix du hasard. « Qui mieux que les Bwa, cousins à plaisanterie des Peulhs, des Samogo et des Dafing, frères et voisins des Minianka, des Sénoufo, des Dogons, des Malinkés, des Bamanans et des Sarakollés pour porter un tel projet ? Une communauté fière et dont la diversité de la composition fait sa beauté et sa singularité » a-t-il déclaré.

Au nom des plus hautes autorités de la Transition, à travers le ministère de la culture, Amadou Salif Guindo s’est réjoui de la tenue de ce festival qui, en dépit des contingences du moment, a tenu toutes ses promesses et atteint son objectif principal : la consolidation de la paix et de la cohésion entre les peuples mais aussi la valorisation d’un élément important du patrimoine culturel malien qu’est la parenté à plaisanterie.   

Gabriel TIENOU  

Source : Le Reporter

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