Dénonciation de l’Ambassade de Suède à Bamako et Ouagadougou

24 Mai 2024 | Internationale

Le licenciement abusif continu des employés nationaux et le non-paiement de leurs arriérés de salaires, droits, dommages et intérêts est au cœur de ce scandale diplomatique. Six Maliens et un Burkinabè sont concernés par ces abus longtemps décriés.

Il s’agit bien ici de la haute marmaille. Le fait de « macroner » ou l’hypocrisie, selon les Ukrainiens, dans la mission diplomatique de la Suède en Afrique de l’Ouest, notamment au Burkina Faso et surtout au Mali.

Autrefois, depuis 2001, la Suède se positionnait au Mali comme un partenaire silencieux à travers la coopération au développement dans quelques secteurs clés comme l’environnement, le changement climatique, etc. Pendant ce temps, elle en a profité pour asseoir toutes ses stratégies de conquête et semer ses graines qui germeront plus tard.

Actuellement, « ces graines » ont germé et commencent à proliférer partout en leur profit, comme la Covid-19. Avec les crises socio-économiques et politiques de 2012 au Mali, la Suède, à travers sa Mission Diplomatique à Bamako, a changé de cap. Du statut de coopérant silencieux, elle est devenue un partenaire officiel. 

Désormais, il faut impacter directement le terrain par des actions dites humanitaires, orientées plus vers des peuples (de peau claire) préférés et « marginalisés » par les autres. Est-ce gratuit ? Non. Il y a des ambitions cachées, que l’on peut discerner par la manifestation et le comportement outrageux interne et externe.

On le sait tous dorénavant. Sous prétexte d’aider notre pays, leur mentor, la France, est venue « lever l’animal », car c’est la traite de la battue. Ainsi, tout le monde peut tailler sa part, selon sa malice et sa mise. Même les « vautours » récoltent leur part !

De par sa fragilité, notre pays, le Mali, est devenu la proie : le gibier de leur battue, sur lequel chaque « prédateur » déploie toutes ses forces pour arracher le plus gros morceau. C’est bien à cause de l’immensité des richesses très importantes de son sous-sol qu’il en est victime.

Un célèbre journaliste analyste contemporain ne dit-il pas ceci : « Des voleurs invertébrés qui pillent les autres et ils ne veulent pas qu’on en parle sous prétexte d’être taxé de pion du Kremlin ou payé par un soi-disant Wagner. »

Mais ce qui étonne, étonne une fois. Le Collectif du Personnel Victime de l’Ambassade de Suède à Bamako et Ouaga (CPVAS-BO) dit : TROP C’EST TROP ! Stop à la Suède : « Pour le non-respect des droits des personnes, surtout le personnel local travaillant dans ses missions diplomatiques ; Pour le piétinement de ses propres règles dans les représentations et les lois des pays hôtes ; Non au recours à la pratique de la substitution pour ruiner le personnel local (des individus sournois et des entités juridiques corrompues) ; Non à l’infiltration sociétale par des valeurs contre nature au Mali (l’exportation et la pratique du « genre » à l’extrême) ; Le principe de la réciprocité doit être appliqué. Ne faites plus chez nous ce que vous ne voulez pas que les autres fassent chez vous. »

À noter que les membres du CPVAS ont été exploités et jetés en violation flagrante des conditions locales de travail, des règles et lois régissant le Code du Travail.

Et ce, malgré les tentatives de réconciliation de l’Inspection du Travail entre les deux parties ; Vu les jugements du Tribunal du Travail de Bamako condamnant la Mission Diplomatique de la Suède pour ses actions illégales et illégitimes envers les membres du CPVAS ; Vu les décisions de la Justice, transmises par les soins du Ministère des Affaires Étrangères, les invitant à s’exécuter sur certains de nos droits en attendant la procédure finale. Nonobstant tout ce qui précède, la Mission Diplomatique de la Suède à Bamako s’est donné le droit d’ignorer toutes les décisions correctives du Tribunal du Travail, même allégées, car elle se dit être protégée par la Convention de Vienne.

À retenir qu’après avoir été remerciés ainsi, nous sommes pour la plupart à la merci des contingences économiques aggravées : un calvaire de sept ans pour certains, quatre ans pour d’autres et deux ans pour le cas au Burkina Faso.

Pour conclure, le CPVAS invite la justice malienne à revoir sa note de mesure corrective à la hausse et à l’égard des « voyous » qui agissent en toute impunité. Le CPVAS sollicite le Président de la Transition, S.E. le Colonel Assimi GOITA, à jeter un regard attentionné à nos efforts déjà consentis et nos cris de lamentation face à ces « prédateurs » silencieux et insouciants. Le CPVAS interpelle et invite la Royauté de Suède et toutes les autorités compétentes à prendre les mesures idoines pour que nous soyons rapidement mis dans nos droits respectifs, et à prendre des mesures correctives et dissuasives pour que ce genre de comportement cesse.

Gabriel Tiénou

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