Essor de Kama (Afrique) : Le développement sera d’abord spirituel ou ne sera pas !

29 Juin 2023 | Histoire

Quid de l’esclavage ? Ave Maria, Jésus-Christ… Pouvez-vous deviner ce que ces noms représentent ? Non, ce ne sont pas des noms de chorale ! Ce sont les noms des bateaux négriers qui venaient chercher des esclaves ici en Afrique pour les vendre en Amérique ! Ces navires étaient financés par des entreprises comme la Société Générale qui continuent encore de nos jours à exploiter l’Afrique en toute quiétude.

Ces navires arrivaient d’Europe, après avoir reçu la bénédiction des prêtres, conformément aux traditions, pour assurer le bon déroulement de leur aventure. En effet, ils avaient grandement besoin de ces bénédictions car le voyage était semé d’embûches et de risques. Les dangers ne résidaient pas uniquement dans la météo, qui pouvait provoquer le naufrage du navire, mais aussi et surtout dans les potentielles révoltes à bord !

Pour chaque esclave capturé et embarqué, dix personnes trouvaient la mort, qu’il s’agisse de tentatives d’évasion, d’attaques menées par leur famille ou leur tribu pour les libérer… et cela sans compter ceux qui succombaient aux conditions inhumaines auxquelles ils étaient soumis dans les ports, en attente de l’arrivée des navires, les bien-nommés Ave Maria, Jésus-Christ…

L’esclavage a vidé les populations, déstructuré les cultures et instauré la terreur… Observant que les esclavagistes inspectaient leurs victimes à la recherche de cicatrices qui les rendaient invendables, les populations ont commencé à se scarifier elles-mêmes. Des peuples entiers portaient des cicatrices sur le visage, les rendant tous invendables ! C’est ainsi que sont apparues les cicatrices africaines, qui ont perduré jusqu’à la fin du 19e siècle. Sans ces cicatrices, on risquait de grands dangers, c’est l’explication que l’on donnait aux villages, aux curieux qui cherchaient à comprendre pourquoi ils étaient obligés d’avoir ces cicatrices ! Ces cicatrices ont contribué à l’abolition de l’esclavage… avant l’arrivée des esclavagistes blancs dans nos contrées, ces cicatrices n’existaient pas en Afrique, et elles sont en train de disparaître avec l’abolition de l’esclavage.

Cette abolition a été obtenue à l’issue d’une lutte acharnée menée par les esclaves eux-mêmes, avec Haïti en tête de file… Et lorsque la situation est devenue intenable pour les esclavagistes, ils ont dû mettre fin, malgré eux et en deux temps, à l’esclavage (première abolition, deuxième abolition) et l’État français les a dédommagés !

Plutôt que de révéler la vérité, on nous sert de perfides récits dégradants et nauséabonds sur des rois africains qui auraient vendu leur peuple pour des broutilles. Abject ! Ne pouvant plus garantir la sécurité des esclavagistes, l’État français a pris des mesures de compensation :

C’est ainsi que le franc CFA a été créé, que nous utilisons encore aujourd’hui, pour indemniser les esclavagistes pour la perte de leurs esclaves ! Cependant, nos économistes de l’UEMOA ne tarissent pas d’éloges sur ce franc CFA, dont ils ne voient que des avantages pour nous… face au faible naira qui ne converge pas assez à leur goût ! On se demande de quelle convergence ils parlent, normale ou uniforme ?

Un noble naira qui a propulsé le Nigeria au sommet de l’Afrique ! Pour dissuader les autres esclaves de prendre exemple sur Haïti, la France a détruit son économie en lui imposant une taxe stratosphérique pendant plus de cent ans. Les esclavagistes occidentaux continuent encore de nos jours à tuer les dirigeants haïtiens et à déstabiliser l’état. Haïti a créé une peur indélébile chez les occidentaux. Et pour conjurer le sort, ils veillent à maintenir le pays dans le gouffre !

Pour ajouter l’outrage à l’affront, l’État français a créé une histoire fictive autour de Victor Schœlcher, laissant croire que c’est par compassion que l’esclavage a été aboli. En réalité, cette abolition a été arrachée au prix d’une lutte acharnée, malgré les tentatives futiles de Napoléon de réintroduire l’esclavage qui avait déjà été aboli avant son accession au pouvoir.

À la fin du 18e siècle, vers les années 1900, il ne restait que 140 millions de personnes dans toute l’Afrique. Aujourd’hui, nous sommes environ un milliard et demi. Les occidentaux sont outrés et cherchent encore à réduire notre population, ils parlent de surpopulation et nous imposent la réduction de la natalité. Voici la vérité qu’on cache aux enfants à l’école ! La chute n’est pas un échec. L’échec, c’est de rester là où on est tombé.

King Bazuru Dembélé

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