Import-export en Afrique francophone : Le développement sera d’abord spirituel ou ne sera pas !

30 Mai 2023 | économie

Les Camerounais s’inquiètent de la forte présence des Libanais dans l’économie ivoirienne et ne comprennent pas comment cela est possible et persiste encore aujourd’hui. Les Ivoiriens sont critiqués à ce sujet. Je soulève ce problème car il n’est pas isolé, de nombreux problèmes similaires existent dans d’autres pays africains. Les Africains eux-mêmes répètent une explication simpliste pour la circonstance : c’est la faute des Africains et des Ivoiriens en particulier. Ils doivent assumer leurs responsabilités. C’est leur faute ! D’ailleurs, quand les caniveaux sont bouchés, est-ce aussi la faute de la France ? Quand les fonctionnaires sont laxistes, est-ce également la faute de la France ? Ce sont là les discours relayés par les médias locaux.

La vérité est que tout cela est effectivement la faute de la France, et tant que cette vérité ne sera pas reconnue et assimilée, le problème ne sera jamais résolu. Je vais détailler le cas de la domination de l’économie ivoirienne par les Libanais. Il est important de savoir que les Libanais sont arrivés en Côte d’Ivoire en 1890. Si nous refusons de parler du passé sous prétexte de ne pas ressasser les événements ou de nous victimiser, nous ne pourrons jamais comprendre les conséquences de ce passé sur le présent. Afin de comprendre ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire en ce qui concerne la domination économique des Libanais, il est essentiel de comprendre l’origine du problème.

Les Libanais se sont implantés pendant la période coloniale, à une époque où le travail forcé et la domination coloniale étaient monnaie courante. Le commerce d’import-export était explicitement interdit aux Noirs selon la loi. Il est donc naturel que les Libanais se soient emparés de ce domaine qu’ils partageaient avec les colons. Ils ont pris possession de tous les terrains dans la zone portuaire et dans les endroits stratégiques de la capitale. La plupart de leurs descendants d’aujourd’hui sont des héritiers, à l’instar des Békés des Antilles et des Boers en Afrique du Sud. Les Noirs, bien qu’étant chez eux, sont les descendants d’esclaves et de colonisés. Voilà la réalité dans toute sa triste laideur, face à des Français et des Libanais héritiers.

La seule solution pour accéder à ces fruits interdits que sont les licences d’import-export et autres privilèges nationaux est de prêter allégeance aux colonisateurs en intégrant l’une de leurs loges maçonniques établies pour servir leurs intérêts ici en Afrique. L’indépendance que le général de Gaulle nous a si promptement accordée était au mieux biaisée, elle n’a absolument pas le goût de la liberté ! Tout doit être repris !

De nos jours encore, certains produits sont interdits à l’import-export pour les Noirs, tout comme à l’époque coloniale ! Oui, en 2023 ! Par exemple, les médicaments… Et pour le reste, le café, le cacao, le coton, c’est la même chose. Si vous souhaitez obtenir une licence d’import-export pour des produits stratégiques, il est inutile de perdre son temps au ministère ou à la présidence, cela ne sert à rien ! Il vaut mieux prendre un thé dans les salons feutrés des loges maçonniques à Paris : votre licence sera prête et signée avant votre retour !

Voilà la vérité dans toute sa triste laideur. Nos présidents eux-mêmes sont des marionnettes manipulées depuis Paris dans cette affaire. Le même problème existe de manière plus sérieuse au Zimbabwe et en Afrique du Sud, où les Blancs ont hérité de tous les biens du pays pendant que les Noirs sont relégués dans leurs ghettos.

La solution ? Les pays anglophones ont tenté la discrimination positive. Eux, au moins, reconnaissent et admettent l’origine du problème. Nous, les pays francophones, nous continuons de nous accuser et surtout de nous interdire de regarder le problème en face. Nous devons d’abord nous en prendre à nous-mêmes, voilà le discours officiel accepté et admis. Le chemin à parcourir est encore long…

Nous avons grandi aliénés en raison de l’influence des envahisseurs arabes et occidentaux. Ce n’est pas de notre faute ! Retrouver spirituellement le chemin de nos ancêtres est un choix qui s’offre à nous.

Amen, Hotep, Amenhotep !

King BAZURU.

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