Pratiques de Corruption : L’OCLEI et l’APAC unissent leurs efforts dans la lutte

9 Mai 2024 | Société

L’hôtel Radisson Collection de Bamako a accueilli le jeudi 02 mai 2024 un atelier sur les pratiques de corruption ciblant les femmes de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC). Cette initiative résulte d’un partenariat entre l’Office Central de Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (OCLEI) et l’APAC, avec le soutien financier du Projet d’Appui à la Lutte contre la Corruption pour et par l’Égalité des Genres (LUCEG).

La cérémonie d’ouverture de cet atelier, présidée par Seidina Oumar Diarra, représentant le président de l’OCLEI, Dr Moumini Guindo, a enregistré les interventions de Mme Bello Rokiatou Touré de l’OCLEI, de M. Jean Paul Riverin du Projet ENAP-LUCEG, et de la présidente de l’APAC, Mme Diaby Makoro Camara.

L’objectif principal de cet atelier était de sensibiliser les femmes communicantes aux pratiques de corruption et de renforcer leur engagement dans la lutte contre l’enrichissement illicite. Il a rassemblé des femmes communicantes, des journalistes, des représentants de l’OCLEI, du Projet ENAP-LUCEG et de la société civile. Après la cérémonie d’ouverture, des exposés sur la corruption et le genre, des discussions interactives, et une conférence-débat sur les pratiques de corruption ont eu lieu.

Mme Bello Rokiatou Touré de l’OCLEI a souligné le rôle crucial des femmes dans la lutte contre la corruption et a appelé à la participation active de tous. Dans son mot de bienvenue, Mme Diaby Makoro Camara de l’APAC a souligné la nécessité d’une collaboration entre l’APAC et l’OCLEI dans la lutte contre la corruption, réaffirmant l’engagement de l’APAC dans cette cause.

M. Jean Paul Riverin du Projet ENAP-LUCEG a encouragé les participantes à utiliser leur voix pour sensibiliser contre la corruption, mettant en lumière son impact disproportionné sur les femmes. Il a souligné le rôle crucial des femmes communicantes dans la lutte contre la corruption, appelant à l’action pour promouvoir l’intégrité et la transparence. Il a encouragé les participantes à utiliser davantage leur profession pour sensibiliser, éduquer et mobiliser contre ce fléau, soulignant que leur engagement contribue à bâtir une société plus juste, équitable et prospère pour tous.

M. Seydina Oumar Diarra, représentant de l’OCLEI, a souligné l’importance de lutter contre la corruption, en particulier celle qui affecte les femmes, et a appelé à soutenir leur leadership dans cette lutte. Il a mis en évidence comment la corruption nuit à l’égalité des genres en refusant aux femmes des opportunités, un accès aux ressources et une participation égale aux processus de prise de décision. Enfin, il a exprimé sa gratitude au nom du président de l’OCLEI, Dr Moumini Guindo, pour l’engagement envers cette cause et attend avec impatience les collaborations qui en découleront.

Cet atelier a été une occasion de partage d’expériences et de mise en commun des connaissances sur les différentes formes de pratiques de corruption, mais également de déceler les failles des mécanismes de lutte contre la corruption. Il a été noté notamment la non-implication de l’OCLEI dans la poursuite des procédures judiciaires et le temps trop long pour le traitement des dossiers. En particulier, l’absence d’un organe de suivi et d’évaluation du rapport de l’OCLEI a été relevée. Cet atelier a contribué au renforcement de l’engagement des femmes communicantes dans la lutte contre la corruption, à la sensibilisation d’un public clé et au renforcement des partenariats avec des acteurs locaux.

Djawuro TIENOU

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