Référendum du 18 juin 2023 :  le recours aux pièces d’identité légalement reconnues non exclu!

16 Mai 2023 | Politique

’installation des coordinations de l’Autorité indépendante de gestion des élections (l’AIGE) est un processus qui a démarré. Aujourd’hui plus de 90% de cette étape procédurale a été accomplie. Les représentants de l’administration territoriale, ceux des partis politiques et de la société civile ont été désignés. Dans les jours à venir, l’ensemble des coordinations de l’AIGE au niveau des régions, des cercles, du District de Bamako, des communes et de l’étranger sera sillonné. L’AIGE et l’ensemble de ses compétences se mettront au travail pour qu’à la date du 18 juin, le scrutin référendaire se tienne. Ces informations ont été données par le président de l’AIGE, Moustapha Cissé, qui était face à la presse, le mardi 9 mai, au siège de l’organe sis à Badalabougou.

Pour mémoire, le gouvernement du Mali a convoqué le collège électoral pour la tenue du scrutin référendaire le 18 juin prochain. Cette décision importante, qui a été prise par le gouvernement,  n’a pas surpris l’AIGE  en ce sens qu’étant  une  structure  chargée  de la gestion et de l’organisation  des élections  au Mali. Selon son président, Moustapha Cissé, la convocation du collège électoral a été faite en totale concertation avec son organe. Car, au regard des dispositions de l’article 148 de la loi électorale et des autres dispositions de la loi, c’est une prérogative des pourvois publics.

«Nous en tant qu’organe indépendant chargé de la gestion des élections, nous communiquons avec l’opinion nationale et internationale sur le fait que la tenue de ce scrutin est une ligne que nous avons nous-mêmes tracée lorsque nous étions venus aux affaires. Et nous avons toujours dit que nous nous inscrivons dans le respect du délai tel que décliné au moment de notre installation. Nous avions dans les perspectives que nous devons honorer la tenue du référendum constitutionnel, mais aussi une série d’élections parmi lesquelles la clé de voûte est l’élection du président de la République», a déclaré le conférencier.

« Le Mali a aujourd’hui les compétences nationales et les compétences au niveau de l’AIGE également, en termes d’organisation et d’adoption d’actes pour pouvoir tenir les élections dans le délai. À partir du moment où nous nous sommes inscrits dans cette logique, nous avons toujours dit que nous respectons le délai. En ce qui concerne l’AIGE, en termes d’organisation structurelle, nous sommes prêts», rassure M. Cissé.

Et d’ajouter : «Nous avons accompli aujourd’hui plus de 90% de cette étape procédurale», a-t-il déclaré, tout en indiquant que les représentants de l’administration territoriale, ceux des partis politiques et de la société civile ont été désignés. Il a assuré que, dans les jours à venir, l’ensemble des coordinations au niveau des régions, des cercles, du District de Bamako, des communes et de l’étranger sera sillonné. Avant de réitérer que l’AIGE et l’ensemble de ses compétences se mettront au travail pour qu’à la date du 18 juin, le scrutin référendaire se tienne. «Nous avons tous les moyens matériels et financiers pour pouvoir accomplir cette mission, mais aussi un cadre formel de collaboration bilatérale avec le ministre de l’Administration territoriale», a déclaré le conférencier.

Et Moustapha Cissé de souligner que les personnes qui ont été retenues pour les coordinations de l’AIGE seront soumises à la prestation de serment devant les juridictions. Cependant, a-t-il expliqué, « il serait extrêmement difficile de partir sur la base du découpage électoral nouveau ». « Le découpage électoral ancien, qui correspond parfaitement au découpage du fichier électoral, serait le fichier électoral de l’élection référendaire, qui comporte 8 millions d’électeurs » a-t-il soutenu.

À l’en croire, ce fichier électoral a été révisé suite à la révision ordinaire des listes électorales entre le 1er octobre et le 31 décembre 2022. Avec cette révision des listes électorales, environ 500.000 électeurs sont venus s’ajouter au fichier existant. C’est sur cette base que se fera le référendum avec les éléments d’identification qui sont connus. «Nous avons aujourd’hui la carte d’identité biométrique nationale sécurisée qui a été érigée en carte d’électeur. Mais compte tenu du délai  et du contexte dans lequel nous sommes, les cartes d’électeurs vont continuer à être éditées sous le contrôle de l’AIGE. Au moment de la tenue du scrutin référendaire, il va falloir réfléchir et nous sommes en train d’aller vers l’utilisation des cartes d’électeurs qui vont venir compléter les pièces d’identité légalement reconnues. Nous voudrions rassurer que la dynamique est enclenchée et de façon volontariste pour l’accomplissement de notre mission», rassure le président de l’AIGE, Moustapha Cissé.

Tyfa Sissoko

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