Report du scrutin présidentiel : l’AIGE clarifie sa position suivant ses prérogatives

6 Oct 2023 | Politique

Le président de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE), Me Moustapha Cissé a animé un point de presse hier jeudi 05 septembre en son siège pour clarifier la position de l’institution suite au léger report du scrutin présidentiel prévu initialement pour le 04 février 2024. Cette clarification intervient après la décision du gouvernement de transition, telle qu’annoncée dans le communiqué n°060 du 25 septembre 2023, de décaler le processus électoral conduisant à la fin de la transition.

Le gouvernement a pris la décision suivant le communiqué n°060 du 25 septembre 2023, d’organiser exclusivement l’élection présidentielle pour sortir de la Transition; de renvoyer la fixation du calendrier des autres scrutins (élections législatives, élections communales et régionales) aux nouvelles autorités, sous les directives du nouveau Président de la République; de soumettre à un léger report, pour des raisons techniques, les dates de l’élection présidentielle initialement prévues pour le dimanche 04 février 2024 (1er tour) et éventuellement le dimanche 18 février 2024 (2ème tour).

Le communiqué du gouvernement a évoqué des raisons techniques, notamment la prise en compte des nouvelles dispositions constitutionnelles dans la loi électorale, la prise en compte par l’AIGE des résultats de la révision des listes électorales, et les difficultés de gestion de la Base de données du Recensement Administratif à Vocation d’État civil (RAVEC) confiée à la société française IDEMIA.

Dûment informée du calendrier électoral et du report du scrutin présidentiel en particulier, l’AIGE a tenu à apporter des clarifications.

En ce qui concerne le léger report de l’élection présidentielle ; Me Moustapha Cissé, président de l’AIGE, a souligné que le réaménagement du calendrier électoral, incluant le léger report du scrutin présidentiel, est en parfaite conformité avec les prérogatives légales des plus hautes autorités du pays, engagées dans un chronogramme global de réformes politiques et institutionnelles visant le retour du pays à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. Il a rappelé que le calendrier initial de la Transition avait été établi avant la création de l’AIGE.

Il a également souligné que, conformément à la loi électorale, l’AIGE n’a pas une compétence générale pour intervenir formellement dans la fixation des dates des élections, sauf pour l’élection présidentielle, où sa compétence est reconnue. Le communiqué du gouvernement, annonçant que « les nouvelles dates de l’élection présidentielle feront l’objet de communiqué ultérieurement, après échange avec l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) », s’inscrit dans ce cadre légal.

S’agissant des contraintes techniques évoquées,Me Moustapha Cissé a mis en avant la responsabilité de l’AIGE dans la prise en compte des résultats de la révision annuelle des listes électorales dans le fichier électoral à partir de janvier 2024. Il a expliqué que la clôture des opérations de révision annuelle des listes électorales le 31 décembre 2023 coïncide avec le début des opérations de mise à jour du fichier électoral par l’AIGE. Cette mise à jour requiert des activités opérationnelles minutieuses jusqu’à la production des documents électoraux.

L’AIGE retient que le léger report de l’élection présidentielle s’inscrit dans une démarche commune avec le gouvernement, les partis politiques et la société civile, visant à assurer des élections transparentes, crédibles, inclusives et apaisées pour le bien du pays. Les cadres d’échanges avec l’Administration, les Partis Politiques et la Société Civile seront intensifiés pour convenir des solutions consensuelles et partagées.

L’AIGE rassure l’opinion nationale et l’ensemble des acteurs du processus électoral de sa détermination à œuvrer en toute indépendance et impartialité pour la bonne tenue de toutes les élections à venir, y compris celle de l’élection du président de la République. Dans cette perspective, l’AIGE invite tous les acteurs du processus électoral à s’impliquer pleinement dans leurs prérogatives légales, notamment pour la révision annuelle des listes électorales du 1er octobre 2023 au 31 décembre 2023.

Djawuro Gabriel TIENOU

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